Les jours de chiale.

06 octobre 2011

http://youtu.be/3nczHn2-2KM

Posté par Et les nuages à 17:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


29 janvier 2010

tumblr_kwwlsuWUj41qzcapto1_500

Je voulais écrire quelque chose de bien avant de partir. Définitivement ou pas, je ne sais pas, je ne sais jamais. Rien ne se termine vraiment avec moi, ça continue de vivre quelque part, toujours. Pour tout. J'avais un petit quelque chose en tête mais entre temps il y a eu une panne de métro, une game boy toute rose à aller chercher à la poste, un partiel de cinéma (que j'ai totalement foiré/je m'en tape). J'ai oublié. C'est l'angoisse dit la dame, sont normaux tes trous de mémoire. C'est mon centième message et je n'ai plus l'inspiration, ni l'envie. De trop parler, de trop partager. Ici en tout cas. Je me cache derrière une autre lettre. K, boule d'énergie, de vie, de colère. K la déterminée, la dangereuse. La prise de risque, juste ce qu'il faut pour atteindre un équilibre qui ne trouve jamais son point de perfection, mais qui permet de se sentir moins sale, moins encombrante pour un temps. Précieux. Celui qui permet d'avancer, de faire ce pas de géant, salvateur. Mon grain de folie, moi, le vrai moi, celle que j'aime. Qui décide sur un coup de tête de prendre le train. Les projets qui font tenir, le courts terme. Besoin de respirer, faire la nique aux larmes de septembre et aux suivantes aussi. Ma petite revanche. K déguisée, plus souvent.  La violente. Ce qui nage sous la peau, qui brûle mais qui n'est pas moi je le sais. Bref. C'en est fini de Moon. Tournons la page.

Humeur: On se remet toujours d'un sandwich à la rosette. Ou pas.
Bande son: Pack man, avion qui atterrit, l'enfant chat et
pshht, un canette ouverte. Le vent s'infiltre sous la porte.
Image: La nuit qui tombe sur l'immeuble d'en face + Betty


Posté par Et les nuages à 17:57 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]

17 janvier 2010

4050391145_8b9bac92b6_o

Je suis figée, arrêtée. Je n'arrive pas à me mettre au travail. Les partiel c'est demain et je n'ai toujours rien fait. Depuis décembre je suis de marbre. Sans AD je plonge droit dans le noir du noir. Un mot suffit à me saccager.

Posté par Et les nuages à 16:39 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]

13 janvier 2010

tumblr_ktm5t01upz1qzcapto1_500

J'en suis réduite à mentir sur mon poids pour ne pas me faire prendre avec leurs calculs à la con. J'ai vingt deux ans et on m'impose encore ce genre de connerie. Comme si j'en avais besoin.

Humeur: Cynique.
En boucle: Leave me alone.
Photo: Kyra.

Posté par Et les nuages à 15:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

07 janvier 2010

Et tu te demandes pourquoi tu te bats encore. Pour qui puisque ils sont tous partis. Puisque tu es seule, depuis le début. Pourquoi tu t'échine encore à rester, pauvre conne?

Posté par Et les nuages à 15:59 - Commentaires [5] - Rétroliens [0]




DSC024212

C'est trop facile de venir me voir après m'avoir regardé tomber. Après m'avoir mise à terre, aussi, de l'avoir laissée faire en compagnon aimant, ne sachant plus laquelle choisir. Comme avant, quand elle se permettait tout avec moi. Des railleries au mépris, à son sarcasme qui m'a ravagé. J'ai pas voulu lui faire porter le chapeau à elle aussi, mais elle a sa part de responsabilité. Autant que toi de n'avoir rien fait pour me sortir de là. Pour me remettre a ma place de fille, d'enfant, avec le respect qu'elle me doit, me devait, je ne sais plus. Si je le mérite. J'ai occulté, encore, portant toutes les responsabilités. Mais on est responsable de rien à onze ans, quand ça commence. Elle, si. Elle a eu le choix, elle, de briser une famille avec ton consentement, de devenir belle-mère et de me détruire, insidieuse. Je n'ai jamais eu le droit de parler de cette souffrance. Juste à toi, en secret. Comme aujourd'hui, comme c'est encore le cas. Elle ne sait pas que je suis à la fac. Elle croit que je continue ma formation dans cette école. La non-communication est poussée à son paroxysme. Et c'est moi qui en paierai le prix à la fin. Parce que j'ai cru qu'entre vous, vous parleriez de moi comme de quelqu'un qui est parti et qu'on aime, au moins un peu. Mais non, je me suis trompée. De toutes ces années, je n'ai compris qu'aujourd'hui que l'anorexie pouvait aussi être une arme de destruction massive. J'ai dégoupillé la grenade, papa. Regarde moi. Je n'ose plus poser mes yeux sur les tiens, si tu savais pourquoi je suis comme ça. Si tu pouvais seulement t'en figurer l'idée. Si tu savais que ce type, son père à elle, avec lequel tu passes tes week-ends, si tu savais comme il m'a détruite, lui aussi. Avec son regard, ses mains même si elles n'ont rien touché, avec ses mots, la peur au ventre pendant dix ans parce que je savais de quoi il était capable. Et il a essayé. Et c'est moi qui continue de souffrir parce que tu ne me protège de rien, même pas d'elle, même pas de moi. Si tu savais que lui, à côté du reste, au fond, c'est que dalle, qu'il est juste cinglé et qu'il me regarde encore comme une traînée. Si tu savais, si au moins tu regardais dans la même direction que moi quand il est juste en face, à moins de deux mètres. Tu es en train de me perdre Papa, si tu ne fais pas ce pas pour me rattraper. 

Posté par Et les nuages à 00:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

02 janvier 2010

tumblr_kvl53jokhs1qa0dseo1_500

Je compte à rebours, nous sommes au mois d'août en 2007. J'ai perdu deux ans sur ma balance. J'ai terminé l'année en beauté, avant de retomber du nuage. J'aimerais capturer le beau, le doux, apprendre à l'écrire pour le retenir un peu. J'avais commencé, prise d'un élan d'optimisme. Dans un carnet blanc. Mais la noirceur avait tout recouvert. En première page, après plusieurs jours à nous regarder en chiens de faïence, je n'ai noté qu'un phrase. Amère. Toujours d'actualité. Peut-être même plus que d'ordinaire. Paraît que je me suis à nouveau enfermée dans ma bulle. Que je me suis éteinte. Que je ne ris plus, et quand je ris je vois mon père heureux. Et c'est le genre de détail qui me déchire, parce qu'il ne sourit plus de la situation, mais de me voir rire, parler, danser. Ma bulle a fait éclater une dispute en plein repas. Elle, elle ne comprend pas que ça dure encore, le poids, les chichi à table quand d'autres meurent de faim, et lui, il ne sait plus quoi faire pour me rendre heureuse. Il ne sait plus quoi faire, quoi dire quand j'abandonne. Parce qu'il a compris maintenant.

Posté par Et les nuages à 02:39 - Commentaires [5] - Rétroliens [0]

30 décembre 2009

L'épuisement attaque ma peau. Je ne pense plus à hier. J'oublie. Rien n'est grave, rien n'a d'emprise. Je crois qu'elle a oublié. Et lui aussi. C'est pas plus mal, ils finiront par m'effacer de leur arbre. Je me suis définitivement détournée d'eux.

Posté par Et les nuages à 15:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

21 décembre 2009

tumblr_kv05luQq0R1qztohto1_500

Je vais passer noël dans l'antre de l'ogre. Je crains l'implosion. Je suis pétrifiée depuis deux semaines, des pièce de mon puzzle retrouvées. Des flashes, des cauchemars. Des envies de mettre ma peau à sang, de tout gommer. L'impression de n'être qu'un mensonge, d'en cacher beaucoup plus que je ne le sais, à n'en plus pouvoir regarder mes parents dans les yeux. S'ils savaient... Là bas je parlerai peu, voire pas du tout.  Je m'en tape, je ne risque plus rien, je n'ai pas peur de ça. J'ai juste peur de sortir dévastée de sa maison. Et si ça se trouve, j'en ressortirai la mémoire lavée. Pour six mois, un an. J'en sortirai anesthésiée, hors de moi comme hors du monde. Un peu comme maintenant, comme ça ne m'était pas arrivée depuis des années. Normalement je devais être dans un train le 24 au soir. J'ai dû annuler au dernier moment. Je n'ai pas de solution de replis. J'aimerais pouvoir perdre dix kilos d'ici là, histoire de ne ressembler à rien. Histoire de focaliser mon esprit et ses yeux sur autre chose.

Posté par Et les nuages à 14:30 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

15 décembre 2009

tumblr_kunt79ejyc1qa7lqro1_500

Il y a des mots que je ne me sens plus le droit d'écrire ici. Coincés dans l'oesophage. Un besoin de pureté chevillé au corps devenu tabou. Il y a des flash-back dont je saisis la portée. Qui faisaient sens à l'époque, mais qui trouvent un nouvel écho aujourd'hui. J'me sens sale, tout le temps. Je ne cherchais pas la transparence, mais la propreté par le rien. Je cours après ce sentiment. Quitte à foutre le reste de ma vie en l'air, parce qu'elle ne tient à rien. Je me sens sale, ça pèse. Je pense au poids. Au corps, obsène. Ca fait cliché mais je crois qu'en fait non, je ne voulais pas grandir. Je ne veux plus grandir. Devenir femme. Alors je déserte, c'est plus rassurant. Je ne l'assume pas ce poids, et ces formes et ces regards. Je suis restée la même vis à vis de la maladie. Le poids repris n'était qu'un deal temporaire. Et comme sa voix prend le dessus, je n'arrive plus à lutter contre, mais ne peux que refaire corps avec. L'une tire l'autre dans son sillage et la résistance a ses limites. Je ne me sens plus libre de m'exprimer. Alors je pars. Respirer un moment, reprendre mon souffle. Ou le couper.

Posté par Et les nuages à 00:03 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]